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Roi Édouard Ier et la Magna Carta en 1300

En février 2015 le nombre de versions survivantes connues de la Magna Carta du 13ième siècle est monté jusqu’à vingt-quatre avec la communiqué qu’une édition de la Magna Carta de l’année 1300 a été découverte dans les archives de la ville anglaise Sandwich. Le document était trouvé dans un album de l’ère victorienne et bien qu’il soit endommagé avec plus d’un tiers du texte manquant, les estimations initiales placent le valoir du document à plus de dix millions de livres. Il y a maintenant plus de sept versions survivantes de la Magna Carta de l’année 1300, le nombre le plus haut des éditions de la Magna Carta d’une seule année.

La découverte à Sandwich est particulièrement signifiante parce qu’une version du document accompagnant de la Grande Charte, la Charte de la Forêt, qui était publié en même temps, a été trouvé avec la Magna Carta. Les versions survivantes de la Charte de la Forêt sont même plus rares que la Magna Carta. En addition de Sandwich, seulement le Collège Oriel de l’Université Oxford et la cathédrale de Durham peuvent affirmer la possession des émissions de 1300 des deux documents, la Magna Carta et la Charte de la Forêt. Contrairement aux documents de Sandwich qui sont sérieusement endommagés, la Magna Carta et la Charte de la Forêt de la cathédrale de Durham sont toutes les deux dans un excellent état avec leur texte complètement intact.

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Alors que la Magna Carta est célèbre à travers du monde anglophone, la Grande Charte n’est pas typiquement associée avec l’année 1300 dans l’imagination populaire. L’image classique de la ratification de la Magna Carta représente le roi Jean réticent entouré des barons rebelles et des hommes d’église à Runnymede Meadow en 1215. En fait la Magna Carta a été régulièrement republiée pendant les règnes des successeurs de Jean, Henri III et Édouard Ier. Il ya avait des changements fait au document au cours du treizième siècle, en sortant des clauses qui réfléchissaient les circonstances politiques uniques du règne de Jean et en soulignant les provisions correspondantes à la loi du pays. Par l’année 1300, le dernier an où la Magna Carta a été formellement republiée avec le sceau du monarque, le document avait transcendé son époque et avait développé dans un document fondamental de la loi du pays, du procès devant des pairs et la liberté de la règle arbitraire.

Édouard Ier était un monarque beaucoup plus à succès que son grand-père, Jean, ou son père, Henri III. Il avait une présence physique imposante et il était surnommé «Longshanks», ce qui veux dire avec des jambes longues, parce qu’avec ses six pieds deux pouces il dominait la plupart de ses sujets. Édouard était le premier monarque anglais depuis la conquête normande de 1066 à réussir à monter sur le trône sans opposition sérieuse d’un autre concurrent. Lorsqu’Henri III est mort en 1272, Édouard et sa reine Éléonore de Castille était à la neuvième croisade mais il n’y avait aucune essaie à saisir le trône pendant l’absence du nouveau roi. En plus, contrairement à ses prédécesseurs immédiats, Édouard était un chef militaire à succès, ce qui était un des rôles les plus importants des monarques médiévaux.

Outre sa perspicacité militaire, Édouard était aussi un homme d’état avisé et reconnaissait la nécessité de travailler avec les barons, l’église et les communes afin d’assurer la stabilité sociale et les revenus fiscales, qui étaient nécessaires à lutter et à financer ses guerres avec le Pays de Galles et l’Ecosse. Bien qu’Édouard ait mené les troupes qui avaient vaincu et tué Simon de Montfort à la Bataille d’Evesham (Montfort étant la force guidant derrière le premier parlement reconnu en 1265), il appelait des parlements avec une composition générale, similaire au parlement de Montfort. Dans sa vie personnelle, Édouard évitait la réputation de l’immoralité qui avait défini son grand-père Jean. Son épouse Éléonore l’accompagnait pendant ses campagnes militaires et lorsqu’elle est mort en 1290, Édouard a commissionné les croix Éléonore comme mémorial et a écrit à l’abbaye Cluny à l’Aquitaine en sollicitant des prières pour son défunte épouse, «qui en vie on a chéri précieusement et qui, lorsque morte, on ne cesse pas aimer.»

Bien qu’Édouard Ier fût discutablement le souverain le plus à succès de tous les rois anglais du treizième siècle, il était critiqué pour l’avidité pendant sa vie et dans les chroniques contemporaines pour l’antisémitisme, aussi que pour le traitement oppressif des Gallois et des Ecossais. Un rythme populaire du règne d’Édouard était «le roi mérite recevoir notre or, la reine, nos manoirs beaux à détenir», faisant référence aux taxes imposés afin de financer la guerre d’Édouard et aux propriétés croissantes d’Eléonore. La détermination d’Édouard pour augmenter ses revenus a influencé sa décision d’expulser la population juive d’Angleterre en 1290. L’Édit d’Expulsion autorisait au roi et à la reine de saisir la propriété de la population des Juifs expulsés, qui était d’environ 2000, et à recueillir les dettes qu’on leur devait. L’immigration juive à l’Angleterre était interdit jusqu’au protectorat d’Oliver Cromwell dans les années 1650.

Édouard était fier de sa conquête du Pays de Galles et de son invasion de l’Ecosse – sa tombe dans l’Abbaye Westminster porte l’inscription «Ici est Édouard I, le marteau des Ecossais» – mais il est au présent dénoncé pour son traitement dur envers les Gallois et les Ecossais. Pendant le règne d’Édouard, le Pays de Galles a cessé d’être une principauté indépendante et l’Angleterre a interféré avec la succession écossaise et a envahi le pays à plusieurs reprises. La représentation la plus connue d’Édouard dans la culture moderne est en tant que vilain dans le film de 1995 de Mel Gibson «Braveheart» (également intitulé Cœur vaillant), où il complote à dépraver l’Ecosse de sa liberté.

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Pour les barons d’Édouard Ier, le prix de leur soutien financier et militaire pour les campagnes galloises et écossaises était le garant du roi qu’il appellerait des parlements réguliers et qu’il observerait la loi du pays à travers toute l’Angleterre comme codifiée dans la Magna Carta et dans la Charte de la Forêt. Selon un chroniqueur, l’Annaliste Worcester, les barons en parlement sont arrivés à un accord en 1300 que «lorsqu’on aurait une possession sûre de nos forêts et nos libertés, qu’on nous promet souvent, là, on donnera volontiers une vingtième, afin de traiter la folie des Ecossais.» Édouard a dûment republié la Magna Carta et la Charte de la Forêt en 1300 et des versions du document, comprenant le sceau du roi, étaient distribuées à travers le royaume.

En republiant la Magna Carta et la Charte de la Forêt plusieurs fois pendant son règne, Édouard a fait une déclaration publique qu’il soit engagé à la loi du pays en Angleterre, provoquant ceux qui contestaient ses demandes financiers et militaires sur ses sujets. Édouard Ier a pris des mesures pour assurer que les termes de tous les deux chartes soient accessibles à ses sujets et qu’ils soient rigoureusement appliqués comme partie intégrale de la structure légale de son royaume. En 1297 un document accompagnant reconnu comme la «Confirmation des Chartes» a fait une des premières références à la liberté de la taxation arbitraire. En 1300, les chartes étaient republiées avec «les Articles sur les chartes», qui ont fourni des conseils pour les shérifs locaux concernant l’exécution des termes de chaque charte et ont ordonné qu’il faille lire les deux documents à haute voix quatre fois par ans dans des tribunaux de comté. Édouard est devenu associé tant avec les deux chartes que lorsqu’il a essayé de créer des nouveaux forêts royales, une violation de la Charte de la Forêt, les chroniqueurs de l’époque l’ont accusé de parjure.

Bien que les republications de la Magna Carta fussent écrites en latin, la langue de l’église et de la bureaucratie de l’état au Moyen Âge, le document aurait été lis aux gens ordinaires en moyen anglais, qui combinait l’anglais vieux et le français normand, la langue de la cour depuis 1066. Le quatorzième siècle a vu la transformation du moyen anglais, d’une langue vernaculaire pour les citoyens à une langue littéraire avec l’écriture de Geoffrey Chaucer, qui a composé les Contes de Canterbury entre 1387 et 1400. Jusque le début des années 1400, même le monarque et la cour géraient leurs affaires en anglais.

Au Royaume-Uni d’aujourd’hui, les provisions qui restent dans les textes de loi sont de la Magna Carta d’Édouard Ier. Pour les générations de juristes et de législateurs à venir, la Magna Carta de 1297 a servi comme référence au lieu de la charte qui a été imposé au roi Jean en 1215. Pendant que la Magna Carta de 1215 avait 63 clauses qui comprenaient des noms des responsables individuels qu’il fallait retirer de leurs fonctions et des prisonniers gallois et écossais qu’il fallait libérer, la Magna Carta de 1297 n’avait que 37 provisions, spécifiant les termes qui transcendaient les circonstances politiques de tous ans et règnes.

Les republications de la Magna Carta d’Édouard Ier sont devenues si influentes qu’elles ont obscurci la charte de 1215 qui comprenait le sceau de Jean. Lorsque les juristes de dix-septième siècle ont analysé la Magna Carta, il y avait de la confusion sur le sujet de si c’était Jean, Henri III ou Édouard Ier qui était le premier à publier la Grange Charte. Quoique Raphael Holinshed, les histoires duquel ont informé les pièces de Shakespeare, ait affirmé que Jean a été le premier monarque à publier la Magna Carta, le juriste du dix-septième siècle, John Cowell, a écrit dans «the Interpreter», un dictionnaire des définitions légales, que la Magna Carta était «une charte contenant un nombre de lois ordonnées dans la neuvième année d’Henri III et confirmées par Édouard Ier
Il y a trois provisions de la Magna Carta de 1297 qui font toujours partie de la loi anglaise : la liberté pour l’église, la liberté pour la Ville de Londres et les plus célèbres lignes de la Magna Carta :

«Aucun homme libre ne doit être ni arrêté, ni emprisonné, ni dépossédé, ni proscrit, ni exilé, ni ruiné dans n’importe quelle autre façon ; on va non plus aller ou envoyer contre lui, sauf par le jugement légitime de ses pairs ou de la loi du pays.»

«On ne va ni vendre, ni refuser, ni tarder de droit ou de justice à personne.»

Dans la Magna Carta de 1215, ces lignes étaient les clauses 39 et 40, mais dans la Magna Carta de 1297 elles étaient combinées comme un seul principe, la 29ième clause. Quoique l’année 1300 ait marqué la dernière version publiée sous le sceau d’un monarque anglais, les droits et libertés réitérés là-dedans continuent à répercuter à travers les siècles. La Magna Carta d’Édouard Ier était un document plus concentré sur les principes plus larges concernant la gouvernance et les droits que celle de son grand-père. Ce sont ces principes plus vastes que le monde fête cette année.

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