HomeAnecdotes sur la Magna CartaBlogCentre de visiteurs de l’Assemblée législative de l’AlbertaContactez-nousFaites un donL'ExpositionLa cathédrale de DurhamLa Magna CartaLe musée canadien de l’histoireLe site national historique de Fort YorkMédiaMusée canadien pour les droits de la personneNos supportersOutils pédagogiquesParallax 1Parallax 2Parallax 3Parallax 4

Le Roi Jean, L’Angleterre et le monde plus large en 1215

La majorité des sujets du roi Jean ont habité leurs vies entières à proximité à leurs pays natals. Quatre-vingt-dix pourcent de la population d’Angleterre habitaient à la campagne, résidant dans des villages et travaillant des petits fermes. Pour le roi et ses barons, cependant, le monde au dehors de l’Angleterre devenait plus accessible en 1215. Jean consacrait plus d’attention aux relations avec les Gallois, les Écossais et les Irlandais que ses prédécesseurs. Des pèlerins anglais voyageaient aux sites saintes à Santiago de Compostelle, à Rome et à la Terre sainte en cherchant de pardon pour leurs péchés et des marchants cherchaient des nouveaux bons et marchées. Les chevaliers qui ont accompagné l’aîné de Jean, le roi Richard Cœur de Lion pendant la troisième croisade ont ramené des connaissances du Moyen-Orient. Au-delà de ces continents connus, l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Asie, peu était connu, mais les gens éduqués savaient que le monde était ronde et qu’il était théoriquement possible de voyager en Asie vers l’ouest.

Il y a des clauses dans la Magna Carta qui reflètent l’engagement augmenté d’Angleterre avec les autres îles britanniques. Par 1215, Jean n’avait qu’aliéné ses barons anglais mais avait aussi acquis une réputation traîtresse pendant ses transactions avec les chefs d’État du Pays de Galles, de l’Écosse et de l’Irlande. Le père de Jean, Henri II a envisagé l’Irlande comme une source de terres et de richesse pour son fils le plus jeune. Malheureusement, le prince a fait une mauvaise impression dès son arrivé à Waterford en 1185. Selon le pasteur gallois, Gerald de Berri, «[Jean] traitait les Irlandais dans cette région, bien qu’ils aient été fideles aux Anglais, avec dédain et dérision, en les tirants par les barbes lesquelles en accord avec leur tradition native ils gardaient longues et flottantes.»

En tant que roi, Jean a aliéné les Gallois et les Écossais. En 1206, le roi a reconnu le pouvoir croissant de Llewellyn « le Grand » ap Iowerth, conte de Snowdonia en mariant sa fille illégitime, Joan Plantagenet, au prince gallois. Des relations entre Jean et son beau-fils ont détériorées comme Llewellyn soutenait des autres princes gallois et barons anglais qui disputaient avec le roi. Jean a demandé que Llewellyn jure allégeance au roi d’Angleterre comme son suzerain, renonce à un de ses fils comme otage et accepte la loi anglaise. Llewellyn a soutenu la Magna Carta et il y a trois clauses de la Charte qui concerne le respect pour les droits fonciers gallois, la loi et le retour «du fils de Llewellyn et tous les otages du Pays de Galles».

Le roi Alexandre II de l’Écosse était aussi complice à la Magna Carta. Contrairement à l’Irlande et au Pays de Galles, l’Écosse de basse terre était uni sous un seul roi qui gardait aussi des terres en Angleterre comme baron. En 1209, Jean menait un armé aux rives de la rivière Tweed, en demandant que le père d’Alexandre, roi Guillaume le Lion, jure allégeance, paye 15,000 marques d’argent pour la bonne volonté du roi d’Angleterre et envoie ses deux filles en Angleterre comme otages. Guillaume, l’aîné, a accepté ces termes mais Alexandre était déterminé à regagner son indépendance lorsqu’il est devenu roi en 1214. Comme Llewellyn, Alexandre supportait les barons contre Jean. La Magna Carta reconnait cette allégeance, en déclarant « On va traiter Alexandre, roi des Écossais, en concernant le retour de ses sœurs et otages, et ses libertés et ses droits dans la même manière dans laquelle on va agir vers nos autres barons de l’Angleterre… ». Alexandre a marié la fille légitime de Jean, aussi nommée Joan, en 1221.

Au-delà des Îles Britanniques, Jean avait des connections personnelles aux autres maisons royales européennes. À une époque où les traités entre les royaumes étaient solidifiés à travers les mariages dynastiques. En 1168 Matilda a marié le prince allemand puissant, Henri III, duc de la Saxe et de la Bavière, Eleanor a marié le roi Alfonsa VIII de Castille (maintenant une partie d’Espagne) en 1177 et Joan a marié le roi Guillaume II de Sicily le même an. Le mariage de la fille d’Eleanor, Blanche de Castille au futur Louis VIII de France a donné l’héritier au trône français droit à l’Angleterre qu’il assertera après la Magna Carta répudiée de Jean.

La perte de Jean de ses possessions continentales à la France a changé l’équilibre de pouvoir en Europe. Pendant le règne d’Henri II, le roi d’Angleterre a manié de grandes influences en ce qui est au présent la France grâce à ses possessions de la Normandie, l’Anjou et l’Aquitaine. L’acquisition de ces territoires de Philip II a fait de la France une puissance dominante en Europe de l’ouest. Contrairement à l’Angleterre, qui est devenu un royaume centralisé avant le Conquêt Normande de 1066, la plupart de monarques européens contrôlaient une fédération peu contraignante des territoires acquis à travers les héritages, les guerres, les serments généraux de fidélité au roi et le mariage.

La figure la plus puissante d’Europe pendant le règne du roi Jean était le pape Innocent III. Tous les monarques qui appartenaient à l’Église catholique romaine étaient techniquement subordonnés au pape et Innocent III n’hésitait pas à excommunier des souverains indociles et à placer leurs terres sous le coup d’une interdiction. Jean se disputait avec le pape sur la nomination de Stephen Langton en tant que archevêque de Cantorbéry, ce qui a donné lieu à son excommunication et à l’interdiction de l’Angleterre entre 1208 et 1213. L’interdiction a prévenu les sujets de Jean de recevoir les rites chrétiens jusque le roi accepterait les termes du pape, et serait d’accord avec le paiement d’une tribute à Innocent en tant que son seigneur féodal.

In addition to his asserting his temporal power, Innocent also introduced religious reforms during John’s reign. In 1215, the same year as the issuance of Magna Carta, Innocent III presided over the Fourth Lateran council, which called for a variety of religious and social reforms including the establishment of free schools for the laity, the posting of banns before marriage, confession for the faithful at least once per year and the enforcement of clerical celibacy.

Outre ses pouvoirs temporaires d’assertion, Innocent a aussi introduit des reformes religieux pendant le règne de Jean. En 1215, la même année que la délivrance de la Magne Carta, Innocent III présidait sous le quatrième concile œcuménique de Latran, qui demandait une variété des reformes religieux et sociales y inclut l’établissement des écoles gratuits pour le laïcat, l’affichage de la convocation avant le mariage, la confession des fidèles au moins une fois par an et l’exécution du célibat clérical.

Contrairement à son frère aîné Richard, Jean n’a jamais fait une croisade mais il a fait des contributions financières à ce qui est maintenant reconnu comme la quatrième croisade de 1202-1204. À la différence de Richard, les croisés du règne de Jean ont fini leurs fonds avant avoir arrivé à la Terre Sainte et ont commencé à piller les territoires qui appartenaient aux autres chrétiens. En 1204, les croisés ont mis à sac Constantinople (actuellement Istanbul) et ont revendiqué les terres riches de l’empire byzantin grec orthodoxe. Bien qu’Innocent III ait condamné cette attaque contre un royaume chrétien, il espérait que le contrôle occidental de l’empire byzantin réunisse l’église catholique romaine et celle orthodoxe oriental, qui avaient divisé dans l’onzième siècle. Cette réunification religieuse n’a jamais eu lieu et le Byzance a regagné contrôle sur son empire jusqu’en 1261.

À l’est de l’empire byzantin, le chef mongolien Temujin augmentait ses territoires au même temps que Jean perdait ses possessions français. Temujin a uni les tribus mongoliens jusqu’en 1206, recevant le titre de Genghis Khan. L’Empire mongol s’est d’abord élargi vers le sud et les forces de Genghis Khan ont pillé Zhongdu (actuellement Beijing) – la même année que Jean a mis son sceau sur la Magna Carta – gagnant du contrôle sur le nord de la Chine. Alors que les Mongols étendaient vers l’ouest pendant le règne du fils de Jean, Henry III, les Européens les considéraient des alliés potentiels pour les croisades à venir contre les califats islamiques du Moyen-Orient. Cependant, les successeurs de Genghis Khan ont répondu à toute correspondance de la papauté qui les invités à convertir à la religion chrétienne avec des demandes du hommage et de la soumission. Finalement, les Mongols ont envahi l’Europe en conquérant des territoires qui contiennent actuellement des parties de la Russie et de l’Ukraine.

La Magna Carta déclare, “Tous les marchands doivent être sûrs et en sécurité lorsqu’ils partent ou entrent l’Angleterre n’import si ça soit par voie terrestre ou par bateau », mais le roi Jean et ses barons ne savaient pas quels pays ou quels gens existaient de l’autre côté des eaux à l’ouest. Plus de cent ans avant le règne de Jean, le chroniqueur allemand Adam de Bremen avait appris des découvertes des Vikings de l’ouest, des missionnaires qui avaient voyagé à la Scandinavie. Adam a écrit qu’en Vinland (le Newfoundland modern) « des vignes qui produisent du vin excellent poussent en liberté mais au-delà de cette île aucun pays habitable se trouve dans l’océan, tout endroit au-delà est fait entièrement de glace impénétrable et d’obscurité intense. » Sans connaissance de l’existence des continents d’Amérique du nord et du sud, il semblait impossible pour les navires de porter suffisamment de provisions pour aller vers l’ouest de l’Europe jusqu’en Asie.

Le monde sud de l’équateur était également enveloppé de mystère pour roi Jean et ses barons. Le savant anglais Alexander de Neckam, la mère duquel, Hodierna, avait tété le futur roi Richard, a déduit dans son livre « The Nature of Things » [La Nature des Choses], qu’ils puissent avoir des Antipodeans qui habitent « sous nos pieds ». Alexander était pessimiste sur le fait que les Européens aurait jamais établir contacte avec ces gens-là parce que Aristote croyait que les navires ne puissent pas traverser l’équateur à cause de la chaleur intense.

En 1215, roi Jean et ses barons avaient plus des connaissances sur les pays au-delà des frontières d’Angleterre que toutes élites dirigeantes britanniques depuis l’époque romaine. Toutefois, au-delà de l’Europe et le monde méditerrané, il y avait peu connaissances précises du vaste monde. Le contacte entre l’Europe et l’Empire mongol puissant n’était pas établi jusqu’au règne d’Henry III et l’Angleterre ne sponsoriserait un voyage transatlantique jusqu’Henry VII a financé le premier voyage de John Cabot en 1497. Pour le roi Jean et ses barons, le monde connu étendait graduellement à l’époque de la Magna Carta mais les Grandes découvertes étaient toujours des siècles à l’avenir.

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Commentaires

Retourner à la page d'accueil