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La proclamation royale et le traité de Niagara comme une Magna Carta indigène

Depuis son arrivé sur ces terres il y a des siècles, la couronne canadienne – née des monarchies française et britannique – a grandi et a évolué et couvre les histoires et les relations uniques trouvées en Amérique du Nord. Quelques des aspects les plus exceptionnels de notre monarchie constitutionnelle sont les relations du traité encouragées entre le monarque et les nations indigènes de l’île de la Tortue (Amérique du Nord).

Impatient à apprendre plus de ces relations, j’ai assisté à l’assemblée générale des actionnaires de l’association du barreau autochtone, organisée chez la Première nation de Rama. Le thème de la conférence était « la paix, l’amitié et le respect : une analyse critique d’honneur de la couronne à l’anniversaire de la proclamation royale et le traité de Niagara » et il y avait présent des individus distingués comme l’honorable juge Murray Sinclair.

Je me souviens apprendre à l’école que la proclamation royale – le document publié au nom du roi George III « qui a conclu la guerre de sept ans dans l’hémisphère – était « la Magna Carta indienne ». Certainement, ce type de définition est à sens unique, ce que veut dire que les droits conservés précieusement dans la Grande Charte n’existaient pas en Amérique du Nord avant la colonisation.

Alors, qu’était-elle la proclamation royale ?

Dans sa décision marquante de rejeter terra nullius (l’idée que les Européens sont arrivés à un pays qui n’appartenait à personne d’autre et qui était alors, mûre pour le pillage) la Cour Suprême du Canada dans le procès de Calder vs la Cour Suprême de la Colombie Britannique, 1973 à déclaré que la proclamation royale « …en tant que loi est analogue au statut de la Magna Carta… »

Dans la plupart de la proclamation, il s’agissait de la gestion des territoires français nouvellement procurés et la distribution de terre pour des officiers et des soldats qui se sont battus pour la couronne britannique. C’est dans le dernier tiers du document que les « Indiens » sont adressés :

Et tandis que c’est juste et raisonnable, et essentiel à notre Intérêt, et à la Sécurité de nos Colonies, que les plusieurs Nations ou Tribus des Indiens avec qui Nous sommes liés, et qui habitent sous notre Protection, doivent pas être molestés ou perturbés dans la Possession de telles Partis de Nos Dominions et Territoires comme, ne cédés à ni achetés par Nous, sont réservées à eux, ou n’importe qui d’entre eux, en tant que leurs Terrains de Chasse.

Le fait que le roi fait référence aux peuples indigènes comme des « Nations » comprises est signifiant, ainsi que l’affirmation des ses liaisons à eux. C’est pour ces raisons que la proclamation royale est souvent considérée comme document qui légitime la propriété indigène aux terres. Bien sûr, cette assertion exige qu’on croie que les peuples indigènes eussent besoin qu’un monarque d’un pays lointain pour leur dire qu’ils possèdent la terre qu’ils habitaient depuis des millénaires. Également, le critère pour placer les Premières nations sous la protection du roi a établi une formule à travers laquelle ils pourraient être privés de leurs territoires (en les cédant ou vendant à la couronne). Pendant que la souveraineté était appliquée implicitement aux nations indigènes en Amérique du Nord, elle se situait à l’intérieur des paramètres d’une définition qui avait besoin de la reconnaissance européenne pour exister.

« J’adore la proclamation royale, » a avoué l’honorable juge Murray Sinclair chez la Première nation de Rama, « et en même temps je la déteste. »
Sinclair a expliqué que, au mieux, la proclamation du roi George était une relation imposée par un gouvernement lointain et distant concentré sur la protection de ses relations de commerce. Tels valeurs sont des valeurs humaines, et comme tels ils sont exprimés dans beaucoup de cultures différentes à travers le globe. Au pire, le document a créé un cadre qui a permis l’éteinte du titre autochtone et le transfert des terres autochtone à une population des colons.

La Magna Carta est une déclaration des principes qui a commencé à articuler les vues des pays occidentaux concernant les droits de l’homme et l’importance de la loi. Tels valeurs sont des valeurs humaines et alors ils se trouvent dans des différentes cultures dans le monde entier. Pendant que la Magna Carta a suivi des drapeaux anglais et britanniques autour du globe, les pays qu’elle a rencontrés n’étaient pas libertas nullius. C’est vrai qu’il n’y avait aucunes « Grandes Chartes » (cela veut dire des documents physiques avec du texte), mais il y avait wampum (des appareils mnémoniques faits de perles tissées avec du tendon et imprégnés avec les mots du traité) et des autres véhicules qui ont communiqué des idées similaires d’égalité et de partage de terre.

C’est pourquoi, comme document autonome la proclamation royale de 1763 ne peut pas être « la Magna Carta indienne ». Plutôt, ce n’est que lorsque le traité de Niagara était ajouté à la proclamation du roi qu’il devient signifiant aux deux sociétés.

Rassembler vingt-quatre nations indigènes sur les rives du fleuve Niagara un an après la proclamation, le conseil de Niagara a été appelé par la couronne et a employé de la diplomatie indigène, comme explique Dr. John Borrows pour démontrer ce qu’était « caché dans les mots de la proclamation royale ».

Sir William Johnson, surintendant des affaires indiens pour les colonies du nord et représentant du roi a respecté que la diplomatie indigène inclut l’échange des cadeaux et wampum, ainsi que des explications verbales qui ont apporté de la clarté et de profondeur à la proclamation du roi George. Des assurances d’égalité étaient très importants comme aucunes des nations qui se rassemblaient à Niagara ne se considérait sujet du roi George III. Plutôt, maintenant ils étaient comme une famille, liés dans un grand accord en chaîne d’argent d’amitié.

L’utilisation d’argent comme métaphore est clé – il faut polir l’argent régulièrement pour qu’il reste brillant, de la même façon qu’il faut organiser des rendez-vous fréquents et maintenir une communication constante pour garder une bonne et forte relation. Cela est pourquoi au fond de la proclamation royale et du traité de Niagara se trouve une relation familiale avec le souverain.

Ce que le traité de Niagara a permis est que les vingt-quatre nations indigènes expriment leurs concepts d’égalité et de liberté en utilisant des mediums diplomatiques comme wampum, pendant que la couronne a dû faire la même chose avec la proclamation. Lorsque le conseil a conclu le traité de Niagara une relation vivante est établi (pour les peuples indigènes le mot « traité » est un verbe, pas un nom ».

Lorsqu’ils sont regardés holistiquement, la proclamation royale et le traité de Niagara peuvent êtres considérés correctement comme une Magna Carta indigène qui continue à vivre et a grandir sur ces terres. Bien sûr, cela veut dire que tous traités sont des Magna Cartas de plein droit.

Lorsque la Charte canadienne des droits et libertés a été ajoutée à la constitution écrite du Canada en 1982, la proclamation royale est rétablie à sa place légitime dans notre démocratie. Grâce à la section 35 de la charte, la réalisation des obligations qui sont détaillée dans la proclamation royale n’étaient pas nécessaire que de la pointe de vue morale et éthique, mais elles étaient maintenant une directive constitutionnelle, Cependant, il faut regarder la proclamation du roi à côté du traité de Niagara pour qu’elle devienne authentique.

Sans l’inclusion de ce qu’était scellé par wampum en 1764 une image incomplète de la relation – d’une Magna Carta indigène – persistera dans ce pays. Il ne faut que regarder autour de nous ou tourner les pages de nos livres d’histoire pour trouver les conséquences de la perpétuation d’une d’définition erronée.

Wampum

Nathan Tidridge est l’auteur de The Queen at the Council Fire: The Treaty of Niagara, Reconciliation and the Dignified Crown in Canada (Dundurn Press, 2015). Il enseigne l’histoire et le gouvernement canadien à Waterdown District High School et il était un des six Ontariens présentés avec la médaille Diamond Jubilee par son altesse le prince du Pays de Galles. Nathan entretient un site web dédié à l’enseignement aux Canadiens de leur monarchie constitutionnelle à http://www.canadiancrown.com.

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