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La Magna Carta et le développement du parlement

Dans la Chambre des députés des États-Unis, il y a vingt-trois portraits en bas-relief de marbre au dessous des portes de la galerie, qui illustre des figures historiques qui ont influencé les principes sous-jacent le système légal américain. Aux côtés des images de Moïse, de Napoléon Bonaparte et de Thomas Jefferson il y a le beau-fils du roi Jean, Simon de Montfort, le 6ième compte de Leicester (c. 1208-1265). Montfort est peu connu aujourd’hui mais il pourrait être considéré comme un père du gouvernement représentatif grâce à son rôle de faire au brouillon les Provisions d’Oxford (1258) et d’étendre la participation publique au sein de parlement pendant la deuxième guerre de barons (1264-1267).

Une génération après que roi Jean fixa son sceau à la Magna Carta, son fils, roi Henry III et son beau-fils, Montfort, étaient en conflit sur l’héritage de la Grande Charte. Comme son père, Henry supposait qu’il pouvait ignorer la Magna Carta lorsqu’elle contredisait ses intérêts. Montfort voyait, comme contrepoids nécessaire aux règles arbitraires du roi, un gouvernement représentatif général pour assurer que les idéaux de la Magna Carta perdurent plus longtemps que les uniques circonstances politiques de sa création.

Montfort est né environ en 1208 à Montfort-l’Amaury, qui est maintenant une banlieue du sud-ouest de Paris. Son père, Simon de Montfort l’aîné, a participé à la 4ième croisade et est mort pendant le siège de Toulouse en 1218. Les défaites militaires et la règle arbitraire de Jean minaient les fortunes de la famille Montfort. Lorsque Jean a perdu la Normandie face à Philip II de France, il était réticent à permettre la famille française Montfort de garder son comté. Jean a confisqué Leicester d’aîné Montfort en 1207 et l’a accordé à Ranulf de Blondville, le 6ième comte de Chester en 1215. Blondville était un des barons les plus puissants et influents d’Angleterre. Il était présent au Runnymede Meadow (Prairie) pour l’attention de la Magna Carta et est resté loyal au roi pendant la première guerre des barons.

Montfort, qui était plus jeune, a vue le retour d’age d’Henry III comme une opportunité pour regagner le comté. Pendant le début des années 1230, Montfort a voyagé en Angleterre pour rendre hommage au roi. À la cour d’Henry, son intelligence, son charisme et sa perspicacité politique a fait une impression immédiate sur le roi et ses barons. Henry ne lui a pas retourné le comté, mais il lui a accordé les terrains Leicester, qui valaient £500 par an. Entre les années 1236 et 1237, Montfort était un témoigne habituel aux chartes d’Henry et a joué un rôle éminent au mariage du roi à Eleanor de Provence in 1236.

Étant devenu membre du cercle intime d’Henry, Montfort s’est consacré à ses efforts pour atteindre un mariage avantageux. En janvier 1238 Simon se maria discrètement à Eleanor, la plus petite sœur d’Henry, une veuve de vingt-trois ans qui avait pris un vœu de chasteté perpétuelle dès la morte de son premier époux. Bien que le roi était un des quelques témoins présent à la cérémonie, il a déclaré plus tard qu’il a consenti l’union seulement parce que Montfort avait séduit Eleanor.

Les barons d’Angleterre désapprouvaient le mariage de Montfort parce qu’ils n’avaient pas été avisés de cette soudaine élévation d’un roturier étranger. Malgré les réservations du roi et de ses barons, le mariage a permis à Montfort d’atteindre ses ambitions. Le Pape a accordé une dispense papale qui a libéré Eleanor formellement de son vœu de chasteté et Henry a accordé à Montfort le comté de Leicester en 1239.

La célébrité de Montfort a fait de lui un leader naturel de l’opposition lorsque les politiques d’Henry devinrent impopulaires avec la noblesse. Henry ne partageait pas la réputation de Jean pour l’infamie personnelle. C’était un homme très pieux et un enthousiaste patron de l’art et de l’architecture. Ses projets de construction comprenaient le moderne abbé Westminster, la Grande Salle du Château Winchester et des rénovations extensives au Château Windsor et au Tour de London. Henry était en plus un époux et père dévoué, reconnu pour sa générosité envers sa famille et ses amis.

Cependant, dans le domaine politique, l’indécision d’Henry et sa bonne volonté à être influencé de ses favoris attiraient la méfiance de ses barons. Comme Jean, Henry était souvent méprisant des doléances de ses barons et ignorait les clauses de la Magna Carta. Des barons en conflit avec les favoris du roi ne recevaient pas la justice que la Grande Charte dictait. En avril 1258, Jean fitzGeoffrey, lord du manoir Shere à Surrey sollicitait réparation du roi lorsqu’Aymer de Lusignan, l’évêque élu de Winchester, a envoyé des hommes armés à Shere pendant une dispute, et a tué un des servants de fitzGeoffrey. Puisque Lusignan était le demi-frère du roi, fitzGeoffrey a trouvé que le roi « ne souhaitait pas l’entendre » et a pris la dispute à la légère.

Le comportement du roi ignorait la garanti d’égalité devant la loi, dictée par la Magna Carta. Montfort, l’ambitieux trouvait que le favoritisme du roi envers ses demi-frères ou sœurs et leurs supporteurs menaçait ses propres intérêts. À l’époque du procès de fitzGeoffrey, Montfort était entraîné en dispute avec William de Valence, membre d’une faction de Lusignan, au sujet du comté de Pembroke, qu’Eleanor affirmait comme étant une partie de ses terres dot.

Montfort et ses barons compatriotes ont décidé à introduire des chèques et des bilans sur le pouvoir du roi pour assurer le respect de leurs droits sous la Magna Carta. Le 30 avril 1258, Montfort et six autres barons puissants, accompagnés des douzaines de chevaliers et d’autres petits propriétaires de terres sont arrivèrent au grand salon de Westminster pour présenter au roi les termes qui sont devenus connu comme « les Provisions d’Oxford », nommés après la location du parlement qui s’est rencontré en juin la même année. Montfort et ses supporteurs ont laissé leurs épées en dehors du salon mais ils ont portés l’armure complète, ce qui signifiait qu’ils auraient usé de la force si le roi n’acceptait pas des limites sur son pouvoir.

Comme la Magna Carta, les Provision d’Oxford se sont développé à partir de conventions déjà existantes. Depuis la conquête normande de l’Angleterre en 1066, des monarques ont appelé ‘’ grands conseils’’ qui comprenaient des membres supérieurs du clergé et des la noblesse pour discuter des décisions clés. Lorsque Montfort est arrivé en Angleterre dans les années 1230, ces conseils étaient déjà connus comme des « parliaments », en souvenir du mot français « parlement » pour des corps judicaires qui servaient comme des cours d’appel. Les

Provisions décrétaient que l’appel du parlement aurait dû se produire à des moments fixes, plutôt qu’avoir lieu à la discrétion du monarque.

Les Provisions d’Oxford commençaient avec une demande pour une judiciaire élue qui aurait garantie l’égalité devant la loi. Elles déclaraient, « Il s’est prévu que de chaque pays il y aurait quatre chevaliers discrets et respectueux de la loi, élus, qui chaque jour que [la cour] du comté se tient, vont s’assembler pour entendre toutes les plaintes concernant toutes injustices et injures infligés à n’importe quelle personne par des shérifs, des huissiers de justice ou n’importe quelle autre personne… » Un conseil de vingt-quatre hommes, douze choisis par le roi et douze choisis par les barons, auraient surveillé des nominations aux offices importants, l’administration des comtés et la gestion des châteaux royaux. Le parlement se rassemblerait trois fois par an pour surveiller les activités du conseil. En 1259, Simon et ses alliés ont développé les Provisions de Westminster, qui ont raffiné encore plus les Provisions d’Oxford, en introduisant des reformes d’héritage et de taxation avec l’intention de prévenir des mesures arbitraires des officiels royaux.

Henry semblait accepter les deux groupes de Provisions mais il n’avait aucune intention d’accepter des limites persistantes sur son pouvoir. Exactement comme le rejet de la Magna Carta de Jean a déclenché la Première Guerre des barons, le rejet d’Henry des Provisions a donné l’impulsion pour une Deuxième Guerre des barons. En juin 1261, Henry a annoncé que le Pape Urban IV l’a libéré de sa promesse à maintenir les Provisions. Des négociations entre Henry et Montfort ont été rompues jusqu’en 1264 et le roi est entré en guerre avec les propres sujets, comme avait fait son père, il y avait presque cinquante ans.

Montfort a réussi une victoire significative à la bataille de Lewes le 14 mai 1264, et a vaincu les forces du roi, en prenant Henry et son héritier, futur Edward I, comme prisonnier. Avec les membres clés de la famille royale sous sa garde, Montfort était libre à étendre son programme de reforme. Cet an-là, il a assemblé le parlement sans autorisation royale, en appelant pour la première fois les représentatifs de la bourgeoisie urbaine, en plus de la noblesse terrienne. Cet assemblé deviendra connu comme « les communs ». L’objectif sans précédent des reformes de Montfort a alarmé quelques uns de ses alliés noble et sa faction a commencé à se diviser.

westminsterhall

La guerre a tourné contre Montfort en 1265 où Edward a échappé de sa garde à vue. Le jeune prince était déjà un soldat formidable qui deviendra connu pendant son règne comme « le Marteau des Écossais ». Edward a vaincu Montfort à la bataille d’Evesham le 14 août 1265. Montfort et son fils ainé sont morts sur le champ de bataille. Sans les qualités de dirigeant de Montfort, l’opposition de la Couronne se dissipait et la Deuxième Guerre des barons se terminait en 1267.

À leur victoire, Henry et Edward ont rejeté les Provisions d’Oxford. Cependant, la mort de Montfort pour défendre ses croyances n’était pas en vain, parce que ses reformes ont eu un impact persistant sur les politiques d’Henry et d’Edward. Henry a continué à rassembler « les Communs » au parlement après la Deuxième Guerre des barons. Lorsqu’Edward I est devenu roi en 1272, il avait besoin d’une Angleterre unie qui soutenait ses campagnes militaires expansives au Pays de Galles et en Écosse. Pour maintenir l’Angleterre unie, Edward a juré de faire respecter les provisions de la Magna Carta tout au long de son règne et son parlement « modèle » en 1295 avait une composition vaste, similaire aux parlements de Montfort.

Bien que Montfort soit vaincu et ses Provisions soient répudiées, sa détermination de développer les principes de la Magna Carta dans un système du gouvernement représentatif perdure jusqu’aujourd’hui.

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